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23.06.2008

Steezo et le Hip version chrétienne

537ecd273eee14b44a551359af9b3d42.gifNouveau mot d’ordre pour le rappeur ivoirien Steezo ! Faire du rap, certes, mais avec pour fondement textuel la parole de Dieu. Après neuf ans d’absence, le patron de la flotte impériale signe son retour au pays ! Y a du ménage dans l’air dans la mifa (famille).

La vie lui avait déjà offert un présent : celui d’être la star incontestée du hip- hop ivoirien au milieu des années 90. Mais au fil du temps, il a reçu un cadeau plus grand et peut-être le plus beau de tous : rapper désormais à la gloire de Dieu.
Dans ses nouveaux habits, le rappeur Stezo que l’on redécouvre désormais sous le pseudonyme de Steezo Vietlo (qui signifie lumière en tchèque) est devenu un homme singulier dont la parole captive et touche.
Son flow (lent, posé et sûr), son minois aussi ainsi que son style vestimentaire (baggy, casquettes...) restent les mêmes. Mais, pour le reste, quand il ouvre la bouche, c’est une révolution. Normal pour quelqu’un qui a fait une véritable traversée du désert. Parti en Europe en 1999 pour sortir un album, il y restera presque neuf ans !
«La vie s’est chargée de changer le cours des choses, dit-il. Je me suis retrouvé entre les mains de Dieu et après, il a guidé ma vie comme il en avait envie.»

Une vilaine maladie inconnue de la médecine et incurable (à l’image de celle qui a tué son père en 1997) le cloue au lit. Le chanteur invalidé passe son temps à vomir. D’abord de la nourriture, des médicaments et à la longue, du sang ou des caillots de sang. Aux portes de la mort, un soir, il entend une voix : «J’étais couché, toutes portes closes quand j’ai entendu une voix m’appeler par mon prénom. J’étais tout seul, la voix m’a dit : “ça fait combien de temps que tu n’as pas prié ?» A 16 ans, j’avais fait une alliance avec Dieu et j’avais promis lui consacrer ma vie s’il me rendait célèbre. Mais quand je suis devenu célèbre avec mon premier album ‘Le prix à payer’, j’ai oublié ma promesse. Tombé malade, j’ai donc fait un vœu en lui disant : si tu me maintiens en vie, je te servirai toute ma vie.»

Miraculé, Steezo ne fait plus qu’une chose : parcourir les Eglises du monde, chanter son Dieu et guérir les malades en son nom : «Dieu est venu et m’a parlé lui-même. Ce n’est pas un être humain qui m’a évangéliser.»
Un vrai phénomène qu’il faut voir à l’œuvre ! C’est étonnant comme souvent la foi en Dieu peut changer en bien certaines personnes. Les guerres de clan, les clashes hip-hop au pays, la cigarette, les femmes n’ont été qu’une parenthèse de sa vie. Mais, s’il est fan de Jésus, il n’en fait pas cependant une mauvaise obsession dans ses relations avec les autres.
Il sait raison garder : «La parole de Dieu est claire, une personne qui n’a pas d’amour, elle peut faire tout ce qu’elle veut, elle n’est rien !
Il est aussi impossible d’être chrétien, d’avoir reçu le Saint Esprit et de rejeter une personne sous prétexte qu’elle n’est pas comme nous.
Le premier commandement de Dieu, c’est : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Malheureusement, beaucoup de chrétiens sont devenus racistes. Le Christ partait dans des coins où si tu vas aujourd’hui, en tant que chrétien, les gens vont douter de toi. C’est l’amour qu’il avait qui a fait que les gens se sont donnés et ont compris.»
Et d’ajouter : «Je ne me prends pas la tête avec quelqu’un au nom du Christ ! Ce que Dieu me dit de faire, je le fais. Jésus-Christ n’avait pas besoin de spot radio, d’affiches, de spots télé, mais la Bible dit simplement ‘Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru’ donc ce que Dieu te dit de dire, tu le dis et tu t’en vas. Je suis un missionnaire. Pour le reste, ce n’est pas parce que la personne n’est pas de la même religion que moi que je vais m’enflammer. Dieu lui-même n’est pas religieux ! La religion, c’est une invention des hommes.»

Malgré ses nouveaux habits d’homme de Dieu, le cœur de ce mec continue de battre pour le rap. Il dénonce d’ailleurs avec véhémence la démission des différents protagonistes qui ont plongé le mouvement dans une certaine léthargie. «Les gens ont pensé que je ne reviendrai plus et ont cherché à salir mon image. Ne parlons plus de Stezo, écartons-le pour prendre sa place. Mais, quand je partais, j’ai laissé des labels. Ils ont fait quoi avec ? Ils sont où ? Pour que le coupé-décalé, les musiques congolaises viennent prendre la place qu’on avait à côté du zouglou. il a fallu que les protagonistes soient démissionnaires. Il ne s’agit pas de dire Je suis le meilleur rappeur ! Quand la personne que vous combattez part, vous devez faire votre part parce que quand elle revient et qu’elle reprend sa place, ça devient inquiétant. Je viens d’arriver, je voudrais qu’on me laisse travailler et vous verrez...Je constate que les gens n’ont pas l’amour du mouvement et ne sont pas vrais. La seule personne qui le faisait bien, c’était Almighty et après 1549… Alors, je suis de retour, avec en plus, ce que Dieu a mis en moi.»

Toujours aussi dénonciateur avec son franc-parler et les mots bien choisis pour soutenir ses idées, sa vision des choses de la vie, le désormais Steezo Vietlo entend contribuer au renouvellement du hip-hop ivoirien et apporter son soutien à ses frères : «On dit que la nouvelle vague, style Garba 50 ou Billy Billy, ce n’est pas du rap ! Mais pourquoi ce ne serait pas du rap ? Le rap s’est trop diversifié, il se nourrit aujourd’hui de plusieurs influences qui en font sa force. Je dis que ça, c’est un débat stérile. Avant, on pouvait dire cela parce qu’il y avait une rythmique de base unique qu’il fallait suivre, mais aujourd’hui, le rap, le hip-hop, c’est de l’art, de la fusion. C’est une grande famille.
Le plus important d’ailleurs, c’est qu’il y ait dans le rap un bon message. Si c’est pour dire : je vais aller prendre des filles pour faire ci ou ça, y a des go dans la place, y a l’argent, je dis non ! Aujourd’hui, vous êtes sûrs que les gens vont aller écouter, voir jouer sur scène des artistes qui parlent de string ? De futilités ? Quand je mets la télé en marche et que je vois le clip rap d’un ivoirien, dans une piscine avec des filles et leur derrière, j’éteints ma télé. Pas seulement parce que je suis devenu chrétien, mais parce qu’il a voulu imiter les américains. Soyons nous-mêmes, africains avec nos valeurs !
Y a une artiste qui dit qu’elle a donné son cœur à Jésus et pour choisir ses danseuses elle les prend avec un gros derrière parce que les gens aiment ça ! Arrêtons de raconter des c… Soyons conséquents avec nous-mêmes ! Je vais me faire des ennemis, mais je m’en fiche ! Je dis ce qui est !»


A entendre le rappeur, les jours à venir risquent d’être chauds dans le milieu car à chaque rencontre qu’il fait, il prêche une parole pour opérer des changements radicaux dans la vie de ses congénères. Seront-ils réceptifs à sa nouvelle vision des
choses ?
Dans tous les cas, préparez-vous à accueillir dans les bacs «Un roi reste un roi», son quatrième album au contenu textuel fort détonnant qui pourrait lui garantir un nouveau pic de célébrité.

(Source Top Visage)

Issa Sanogo, de la drogue à la galère

Au détour d’une rue au Plateau, en un après-midi pluvieux de ce mois de Juin, une frêle
silhouette presse ses pas.
Le petit homme est émacié, mais l’expression de son visage et son sourire sont restés les mêmes. Il s’agit bien du chanteur Issa Sanogo. Tombé dans l’anonymat pour nombre d’Abidjanais, Issa avale goulûment un sandwich en plein Plateau sans attirer d’autres regards que le nôtre.
Chanteur reggae bien connu des ivoiriens à une certaines époques, Issa raconte ses "voyages" en prison, son "mariage" avec la cocaïne, mais surtout son statut de "galéré" dont il peine à s'en dépouiller.

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20.06.2008

“C’était pas gagné…” de Didier Drogba

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Avec ce livre, j’ai voulu faire partager à tout le monde ce que j’ai vécu dans ma vie”, a déclaré hier Didier Drogba à la salle Félix Houphouet-Boigny du District d’Abidjan, au Plateau, au cours de la cérémonie de dédicace de son livre “C’était pas gagné…” Une œuvre biographique à travers laquelle l’international ivoirien se dévoile au fil de coups de cœur, de coups de gueule, de rires, de larmes, n’occultant aucun événement de son existence dont le football n’est pas l’unique moteur. “La vie n’a pas toujours été facile pour moi.
J’ai connu des moments difficiles. Je stagnais… Mais je croyais en mon étoile. D’où le titre “C’était pas gagné…”. Si le football s’arrêtait pour moi, je ne serai pas malheureux. Parce que j’ai réalisé mon rêve”, a confié Didier Drogba.
Le ministre des Sports, de la Jeunesse et des Loisirs, Dagobert Banzio, qui était accompagné de son homologue de la Culture et de la Francophonie, Augustin Komoé Kouadio, a, au nom du gouvernement, félicité le capitaine des Eléphants. “Pour réussir dans la vie, il y a des efforts à faire. Didier Drogba donne l’exemple à tout le monde et particulièrement aux enfants. La Côte d’Ivoire est fière de toi. Parce que tu as apporté beaucoup au pays”, a-t-il souligné.
Kader Kéita Sékou, directeur commercial et marketing de la Librairie de France Groupe, initiateur de cette cérémonie de dédicace, a indiqué pour sa part être heureux de célébrer le livre à travers l’œuvre de Didier Drogba.
Cette cérémonie de dédicace avait également un autre angle. Il s’agissait pour l’attaquant de Chelsea de lancer sa fondation : La Fondation Didier Drogba. Une institution à travers laquelle l’enfant de Niaprahio veut soutenir les enfants démunis, les orphelins au niveau de la Santé, de l’éducation et du social. “Je souhaite à travers cette fondation aider les enfants malades et les orphelins, surtout les aider à aller à l’école. Parce que c’est la base de la réussite et du succès”, a lancé Drogba. Pour joindre l’acte à la parole, il a offert 1 500 000 FCFA à la page blanche, 1500 000 FCFA à l’orphelinat de Grand-Bassam, 1 500 000 FCFA au Centre espoir de Port-Bouët et 1 500 000 FCFA à la Croix Rouge. Un acte de générosité qui a été apprécié à sa juste valeur par les donataires et les autorités présentes dans la salle.
Par ailleurs, Didier Drogba a tenu à dénoncer certaines personnes qui utilisent son image et son nom pour se faire de l’argent à travers une “certaine fondation qui porterait son nom”.
Pour lui, la seule fondation qu’il reconnaît est celle dont il a fait le lancement.
Et pour laquelle il lance un appel à toutes les bonnes volontés pour le soutenir dans cette mission à caractère social.

(Source Notre Voie)

News du Showbiz ivoirien

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Olomidé à Abidjan
Les deux concerts pour la Fête de la Musique avec Koffi Olomidé se confirment. En effet, la Star de la musique congolaise est arrivée ce mercredi 18 Juin 2008 à l'aéroport Félix Houphouët Boigny d'Abidjan-Port-Bouët. Venu spécialement pour des shows prévus le vendredi 20 et samedi 21 juin, il a marqué un arrêt à Radio Nostalgie, juste après sa descente d'avion, pour l'émission "Happy People" avec Eric Didia.
Après cette ambiance Rumba qui a prévalu pendant une treintaine de minutes dans les studios de la radio partenaire de l'événement, le Grand Mopao a voulu déguster un bon plat ivoirien. C'est donc "l'Espace 331" sise à Cocody qui a aceuilli tout le Staff de Zoumbak Production et Koffi. Notons que celui-ci est arrivé sans son orchestre qui doit arriver dans quelques heures. Il est par ailleurs prévu une conférence de presse avec la Star demain sur le coup de 18h à l'Afrodisiak Discothèque à Treichville. Ce sera l'occasion pour la presse de savoir plus sur le dernier opus de l'artiste très attendu à Abidjan.

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Malmo sort bientôt son deuxième album
Après un premier album qui l’a véritablement fait connaître dans le milieu musical ivoirien, l’artiste zouglou Malmo sort bientôt son deuxième opus. La galette qu’il a pris du temps à préparer est quasiment prête. Enregistré au Studio 7 chez Blé Olivier, arrangeur de la majorité des sonorités zouglou en Côte d’Ivoire, les thèmes abordés sont les maux de notre société actuelle, ainsi que les péripéties de la vie.
En tout cas, il est resté, selon ceux qui ont eu le temps de l’écouter en studio, en droite ligne du zouglou authentique avec un savant mélange de rythmes et sonorités recherchés. Son producteur M. Laurent N'Zo, DG de N'Zo Production promet une grande promotion pour l’album de celui qui est le Directeur artistique de ladite entreprise. Pour le titre de l’œuvre et le nombre de titres, il va falloir attendre quelques temps, car les pirates sont toujours à l’affût.

(Source Abidjanshow.com)

13.06.2008

Yodé et Siro à Paris

Yodé et Siro étaient récemment à Paris dans le cadre d'une tournée internationale.
Voici un extrait de leur prestation.

04.06.2008

Quelques brèves du showbiz

Les Patrons en attraction les 6 et 8 Juin.

81d71b802b8fdbd7012c0ed8954677c8.jpgA la 2e édition de la Nuit du Zouglou le 1er Mars dernier, tous étaient unanimes pour dire qu'avec les groupes zouglou et les productions de qualité qu'on voit ces dernières années, la relève était assurée. En effet avec les artistes de la jeune génération comme les Patrons, il y a aucun doute à se faire. Ce groupe qui a sortirécemment son dernier opus intitulé "Coeur Blanc" va pour la première fois tenter de se hisser au firmament lors de deux grands concerts les 6 et 8 juin prochains. Pour la première date, ce sera au Palais de Culture d'Abidjan.
Déja très appréciés du public zouglouphile, les quatre jeunes vont tester grandeur nature cette popularité. La deuxième date, celle qui semble la plus importante pour ce groupe qui est à son deuxième album, c'est le 8 juin au Complexe sportif de Yopougon. Dans leur fief, face à un public de connaisseur, il s'agira de convaincre, mais surtout de confimer leur statut d'artiste zouglou.

Serges Kassy signe son come-back.

acc342e5b2a2a59a88a237802dcb1021.jpgAprès un moment loin des scènes, le reggaeman engagé Serges Kassy est revenu pour un grand concert live le 30 mai dernier au Palais de la Culture de Treichville. "John Bri", "C'est pas da ni Blô", " Jesus", l'on se souvient encore des titres de l'artistes qui dans les années 80 déja dénonçait déjà à travers ses titres les maux de notre société. Pour ce concert, l'artiste a fait montre de tout son talent, mais a prouvé que malgré la distance de la scène, le travail a continué.
On en veut pour preuve son Best Of en prélude à son prochian album. Parlant justement d'album, le public qui viendra le voir à ce show dégustera quelques titres de l'opus. En tout, à Abidjan, le concert "Peace and Love 4 Unity" s'annonce suscite beaucoup d'enthousiame. Ce sera sa façon à lui d'appeler à l'union sa contribution pour une paix durable après la crise qu'a connu son pays.

(Avec Abidjanshow.com)

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